Publicité

Jeudi 14 juillet 2005

Depuis plusieurs années, l’Association du Parc Jeanne-Mance réclame à la Ville de Montréal un plan directeur pour l’aménagement du Parc. Nous demandons que ce plan directeur rétablisse un meilleur équilibre entre l’utilisation de ce parc pour les activités sportives organisées et la préservation des espaces verts pour les loisirs individuels. Nous demandons que la Ville arrête d’investir dans les infrastructures sportives et qu’elle investisse pour la première fois en plus de trente ans dans les sentiers et les plantations qui rehausseront les attraits du Parc Jeanne-Mance comme espace vert… espace vert qui est l’aboutissement et l’accès par l’est au Mont-Royal. Il est essentiel de rappeler ici que le Parc Jeanne-Mance fait partie intégrante du site du patrimoine constitué en 1987 par la ville en vertu de la loi sur les biens culturels.

 Le Parc Jeanne-Mance est l’aboutissement du flanc est du Mont-Royal. Avec l’axe de la rue Rachel qui traverse le parc devant le monument Georges-Étienne Cartier, il représente l’accès direct au Mont-Royal pour tous les Montréalais à l’est de l’avenue du Parc. Le Parc est également le principal espace vert pour les citoyens résidant entre le boulevard St. Joseph au nord, rue Sherbrooke au sud, et entre l’avenue du Parc et la rue Saint-Denis à l’est. C’est au Parc Jeanne-Mance que les jeunes familles et les garderies du quartier amènent leurs enfants jouer aux terrains de jeux et à la pataugeuse; que les résidants des rues avoisinantes promènent leurs chiens; que les ados viennent pratiquer le tai chi ou prendre le soleil; que les aînés du quartier se retrouvent autour des tables de pique-nique pour jouer aux cartes ou au baci. C’est donc, en principe, au Parc Jeanne-Mance que les gens du quartier devraient pouvoir jouir de la tranquillité et de la beauté de la nature au pied du Mont-Royal.

Or la réalité en est tout autre. Au cours des dernières deux décennies l’espace vert proprement dit du parc rétrécit comme une peau de chagrin. La Ville a autorisé et investit toujours dans un nombre croissant d’installations sportives (stade de soccer avec recouvrement astro-turf professionnel et lampadaires de stade, terrains de tennis, terrains de base-ball et de soft-ball, terrains de volley-ball, et un terrain de soccer au gazon naturel qui se transforme en patinoire pendant l’hiver). En 2002, nous estimons que l’espace vert non-exploitée par des installations sportives représente maintenant moins de 25% du Parc Jeanne-Mance.  Et pendant les trois mois de l’été, le Service des Événements spéciaux de la Ville de Montréal autorise la tenue d’un grand nombre d’événements (le Tour de l’Île, Fête nationale du Pérou, Festival Dominicain-québécois, Polliwog, les tournois de volley-ball, pour n’en nommer que quelque uns). En plus du bruit et d’autres nuisances que ces événements occasionnent pour les résidants du quartier, ils laissent à chaque fois le gazon en piètre état. (La réparation de ces dégâts incombent aux organisateurs des événements qui y vont comme bon leur semble; il y a des décennies que la Ville n’a pas investi dans le gazon et les plantations du parc, si l’on excepte la taille des arbres suite au verglas.) De plus, nous devons souligner le fait que les installations sportives et les événements cités ci-haut attirent des participants de toute l’île de Montréal. Peu de ressources et peu de place sont donc accordées aux besoins et aux loisirs non-organisés des résidants du quartier.

 

 

Par Xavier Tanguay-Rioux - Publié dans : parcjeannemance
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus